jeudi 30 août 2007

Cool jazz

Apres un certain moment de silence et de calme sur ce blog, je profite d'une petite soirée jazz pour vous faire profiter des premieres images qui bougent sur cette page.
Deuxieme soirée au Dizzy's Club, un club de jazz situé sur Columbus Circle. Une grande salle tout en bois, des tables carrées noires avec de petites lumieres tamisées pour l'ambiance, le groupe (ce soir, un sextet puis un trio de cool jazz) et derriere une grande baie vitrée qui laisse voir, tout le long de la salle, Manhattan et ses buildings.
Un très agréable moment de musique. Jugez plutôt.



PS : Pour tout ce qui nous est arrivé ces derniers jours, on va essayer de récupérer le retard, promis! D'autant qu'il y a de jolies choses
PS again : oui, je viens de m'en rendre compte, on voit rien du tout et encore moins les tours éclairées derriere. M'enfin bon, c'est pour l'atmosphere quoi...

mercredi 22 août 2007

Métro Aventure

Il fallait le savoir; si tu ne veux pas être rapatrié chez toi avec une interdiction de visa pour une période indéterminée, alors ne fumes pas dans le métro...et encore moins des roulées, ils voient direct en toi un potentiel gros fumeur de ganja...
Il m'aura fallu la traduction de Yo (le mec, ou le policier en question marmonnait dans un anglais indescriptible pour moi) pour comprendre ce que je risquais...
Ils ont fait un contrôle à la cow boy: "mets-toi là, écarte les jambes, sors les mains de tes poches...", au cas où je porte une arme sur moi et que je les flingue, on est jamais trop prudent aux USA (heureusement pour moi, j'avais préféré laisser mon arme à la maison; quelle heureuse intuition...)
Résultat des courses, je m'en tire avec une amende de 50 dollars, ( bien sûr, ils peuvent se la mettre où je pense)
Welcome to the United States, land of freedom...

Une journée vu par l'art moderne

Un matin, dans une grande ville ravagé par la polution:

From Green to White de Yves Tanguy

après un bon café sans...

Percolator de Stuart Davis

Nous nous sommes rendu compte que la pluie tombait:

Rain de Wassily Kandinsky

Du coup, on avait pas la méga patate oualaboumboum:

Divers (Blue and Black) de Fernand Léger


Et, comme on ne pouvait pas vraiment faire une longue promenade...

Three Men Walking (II) de Alberto Giacometti

(Oui je sais il n'y a pas de fauteuil mais c'est de l'art moderne, vous manquez cruellement d'imagination aussi) ... J'ai décidé de ne pas faire mon gros cul...

Naked Man, Back View Lucian Freud

Et d'aller au musée:



The Cathedrals of Art de Florine Stettheimer

Le temps pour moi de voir de ou trois truc pas banaux et voila qu'un bête de gardien se met à hurler...

The Scream de Pablo Picasso

Pour foutre dehors tout le monde parce qu'ils n'ont pas jugé nécessaire de le garder le musée ouvert après 17h15. Me voila alors pousser vers la sortie non sans avoir une envie de couper un gardien en deux avec un soc sacrificiel Dogon.


Bon je retourne sur Assimil moi, ça me réussi mieu...

"I'm from Dundee"
"Really, who's that pretty girl in the blue dress?"
...

mardi 21 août 2007

Rester à la maison pour travailler...

Est ce vraiment une bonne idée quand Amaury, lui aussi un peu refroidi par la pluie, a décidé de rester à l'appart plutôt que d'aller se tremper en allant visiter le Bronx?
Pas forcemment...
Après avoir écouté de la musique subtile et délicate pour se mettre en jambe, il est allé visiter quelques sites ... euh ... bon là je mets pas de lien... Et maintenant il s'est dit que se faire les exos sur CD de sa methode d'anglais, juste à coté de moi, serait une bonne idée... Imaginez, avec l'accent ch'tianglais et répété 3 fois! : "Hi! I'm Mathew! That's Roger. He's my brother"
Par pitié, trouvez moi le mec qui fait les CD chez "Assimil" que je lui massacre la tronche!!!

dimanche 19 août 2007

Surprise archéologique

Les égyptologue sont sur la brèche, Champolion n'a qu'a bien se tenir, un bouleversement achéologique est en fase de faire passer la Pierre de Rosette pour une vulgaire planche à découper le saucisson lyonnais :



Tibo aurait des origines pharaoniques...

Un Samedi à New York

Apres nous être fait plaisir avec Goldman et autres Lalanne, en passant par Nana Mouskouri (faut croire que les bonnes chansons françaises bien de chez nous nous manquaient plus qu'on ne l'avait imaginé) nous sommes parti au Met.


Je ne vais pas détailler la visite... Il parait qu'en un an on aurait pas le temps de voir toutes les pieces exposées! Je laisse la partie egyptienne à Amaury qui a un coup de coeur à vous présenter pour vous montrer juste deux, trois petites choses qui ont attiré mon oeil.

Les frissons que provoque Rodin...



Ensuite, parmis les tres jolies choses, une expo temporaire (qui prenait fin le lendemain!) sur les collections "impressionnistes et pré modernes" de deux freres qui pouvaient pas se sentir et rivalisaient par l'intermediaire de leurs collections perso d'oeuvres d'art. Ah la fierté... En tout cas ça donne l'occasion de voir quelques Degas et autre Renoir plutôt magnifiques. Et un truc de fou de Seurat (tres mal photographié, mea culpa) tout au crayon absolument fabuleux!


Sinon, il est intéressant de constater les differentes reappropriations de ces lieux de culture.
Certaines se plaisent à réver à des plaisirs passés...


D'autres aiment à offrir aux visiteurs un spectacle visuel plus concret et authentiques que toutes ces vieilles pierres.


Spectacle apprécié à sa juste valeur par ceux qui aiment à profiter du panorama qu'offrent les grandes et lumineuses salles du musée (si si, les deux photos ont été prises au même moment!)

On peut enfin aller siroter un verre au milieu de colossales statues sur le rooftop avec une vue plutôt imprenable sur Central Park (le musée y est collé) et Manhattan. Apres 6h passées à se geler avec cette s..... de clim (il fait 15° à l'interieur!) un peu de soleil, ça fait du bien!


Ah j'oubliais! On a quand même trouvé le moyen de se faire coincer entre deux etages dans l'ascenseur (sinon ce serait pas drôle!) avec un espece d'ab.... qui comprenait même pas quand je lui parlais et me demandais de répéter en anglais. Pfffff.


Une fois sortis du musée, en route pour Harlem où nous rejoignons Frederic et sa femme, Katia pour aller diner au Dinosaur BBQ. Apres quelques problemes d'itineraires nous voilà dans un endroit bondé, plutôt hyper metissé, des gens de tous horizons. On patiente juste une petite heure et demie pour obtenir une table (!) ce qui nous laisse le temps de gouter les cocktails et hop grosses grillades à l'americaine.


Interactions dynamiques avec les tables voisines et ensuite un concert de soul terrible. Fred et moi même à fond, petit beuf funk avec les copains dans la salle. Le mec joue de la guitare avec ses dents, et sa langue! ;) Genial!


Sur le chemin du retour, en passant notre oreille est interpelée par de la salsa dans une rue. On s'approche et nous voilà entrainés dans une after "block party" on les dominicains nous offrent à boire, forcent presque Amaury à danser avec les filles presentes. On parle espagnol, on se fait tout plein de copains. La folie dans la rue...

Voilà de quoi bien occuper une journée de repos!!!

samedi 18 août 2007

Petit plaisir du matin

Jean Jacques Goldman c'est cool!!!
Surtout le matin!
Wahou!

Allez tiens, on va aller au Metropolitan Museum of Art plutôt ;) Voir ça notamment :
Ca vaut pas JJG quand même mais bon...

vendredi 17 août 2007

Le destin ou "p.... le truc de fou!"

Drôle de soirée que celle d'hier soir!
Fin de journée à la fac. Je prends mes marques. Réunion de travail dans le grand bureau suivie d'une discussion fort intéressante avec le Frédéric de Columbia qui me file des tuyaux et avec qui je boucle ma présentation en anglais. Elle est terminée (pour ceux que ça intéresse) et ça devrait le faire. To be presented beginning of September.
"Qu'est ce qu'on fait ce soir?
- Blue Note!"
Du jazz à Greenwich Village. En quelques minutes Amaury se fait débiter une petite centaine de dollars sur son compte (vida loca!) et nos places sont réservées pour 10:30PM.
On passe à l'appart, on découvre les joies des communications électroniques du 21e siecle (je sais, il était temps, je fais, non, je finis une these là dessus) et Skype. Quelques petites connexions et nous voilà partis en bus pour descendre les 100 rues qui nous séparent du club.
La tête un peu dans le vague (non non, c'est pas que je suis en manque et que je révasse dans les transports en commun) je regarde filer la route et les buildings. Times Square. Bim! Ca réveille. Amaury et Fredo commencent doucement à organiser une action anti pub sur Times Square... La joyeuse idée. Je les imagine, armés de marteaux et de tournevis, venir à bout des 1446939530 ampoules du coin de la 6e avenue et 53e rue...
C'est justement où nous sommes quand, dans la foule (indescriptible. 400 personnes/m²!) j'apperçois une silhouette... Ben ça... "Les gars putain, on dirait que c'est Charlotte!" Les gars me demandent qui, je designe la silhouette dans la masse grouillante, les garçons hurlent à la fenetre par dessus la tête du chauffeur... Elle ne bouge pas et pourtant c'est bien elle. Le bus prend la rue suivante et on descend comme des fous. On "court" et me voilà nez à nez, au milieu de Times Square avec Charlotte, ma copine de fac qui vit à Nice maintenant et m'avait écrit un mail il y a quelques jours pour me dire qu'elle était ici.



Certes, elle a été un peu surprise... Et moi donc! Distinguer la Chacha au milieu de milliers de personnes à l'instant même où elle passait par là. Elle m'a dit qu'elle etait là depuis un moment, voulait bouger mais n'y arrivait pas vraiment. On devait se voir, faut croire. Vous avouerez que c'est quand même pas banal comme truc! C'est la troisième fois que ça m'arrive dans cette ville. Doit y avoir quelque chose.
Voilà c'était juste pour la petite histoire qui m'a bien fait halluciner. Je laisse le Blue Note et le charmant (presque) retour en metro aux garçons. Là c'est pas triste non plus!

La chasse aux sorcières a laissé des survivants...

Regarder ce que l'on trouve dans le bureau d'un grand chercheur Américain (dont je tairais le nom pour lui éviter le bûcher) au sein d'une université prestigieuse:

Camarade Lénine


Camarade Staline


Camarade Krouchtchev


Camarade Brejnev


Camarade Gorbatchev



Pour l'ivrogne et le taré va falloire repasser, en tous cas, moi j'ai pas trouvé ça très patriote, il n'y a même pas de drapeau dans son bureau...

C'est quoi le numéros pour les délations?

mardi 14 août 2007

Journée de m.... sauvée sur le finish

Quand tout doit bien se passer et que tout se passe de travers...

Nous avions constaté un certain manque d'organisation dans le planning qui nous conduisait immanquablement à une utilisation non optimale de notre temps. Pour remédier à cela, je décidai de manager un peu la journée d'aujourd'hui pour la remplir autant que possible. Voilà pourquoi j'avais decidé d'aller visiter le MoMa (Museum of modern art. Oui, je sais, j'aime pas l'art moderne mais là on dirait qu'ils ont une expo cool en ce moment, ça touche le Hilton et puis ça fera plaisir à Amaury) le matin, avant d'aller écouter ce cher Harisson White (qui m'accueille à Columbia, je le rappelle) a 2h30 PM. Genial, isn't it?! Donc, on se leve, un peu moins tôt que la veille qd meme (uks!) et on decolle, direction le MoMa. Pas bête le type, je me dis à 2mn23 du musée, ds le bus, que ce serait malin de jeter un oeil au routard, maniere. Ce qu'Amaury fait, ajoutant avec un grand sourrire "fermé le mardi, à noel et pour la thanksgiving". Peuf. Schplotch. Takaloupadoulek dans l'os. Grosse blase et programme qui tombe à l'eau. On insiste et on va voir qd meme : c'est bel et bien fermé.

Ne nous laissant pas abattre (meme si on rale grave!) on va visiter le musee du design en face. Une expo sur le mobilier inspiré de la Chine et une autre sur des chaises miniatures. Plutot pas mal du tout en fait.

Sortis de là, on ne sait trop que faire vu que le musee nous a pris bcp moins de temps que celui prevu. On fait bien quelques photos de ma recente rage de dents et de la tete d'Amaury apres les coups de pelle qu'il a recu hier soir...


Mais tout ceci, il faut bien le dire, nous lasse tres vite. Nous partons donc vers Central Park pour tenter d'acheter des billets de concert pour le soir. Nous y voilà ; on repere et on nous dit qu'il faut revenir à 4h pour les billets. Qu'à cela ne tienne, nous y serons. En attendant, speed pour retourner, en bus, à la conference. Limite à la bourre, je demande à Amaury de regarder dans quelle salle a lieu la conf... qui commençait, vois-je, à 12h30, soit 2h plus tôt... Grabalatapalatapalaouek! Je vous passe les douces insultes dont je me suis gratifié, gros abbruti etant certainement la plus édulcorée. Je me suis bien detesté sur ce coup là. Amaury m'a meme mis (à ma demande) un gros coup de caisse (cf photo du dessus) sur la tete.

Du coup on sort du bus et on rentre à nouveau dans le park pour se consoler avec un hot dog et un peu de jazz. Blaaaaaaaaaaaaaase...


Un peu d'errance et de papotage et nous voilà dans la queue pour le concert. Ca traine, Fred aussi mais on finit malgré tout par reussir par entrer dans le Ramsey Playfield, au coeur de Central Park pour aller voir Nickel Creek et Fiona Apple, le concert qui devait sauver ma journée. Et merci à eux parce qu'ils ont plutôt réussi. Nickel Creek que je ne connaissais pas ont mis le feu avec des rythmes irlandais et une energie bien explosive et Fiona a tout cassé avec une presence incroyable. Un peu de mandoline et de Djembe dans le park avant de le quitter et nous voilà de retour at home, apres une journee qui aurait pu tourner au desastre mais sauvee par le premier concert new yorkais. Au passage, on retourne au Remsay le 12 Septembre mais si je dis qui on va voir Tibo sera plus mon copain alors pour le moment je me tais... hihihi




Du coup, ben, on etait un peu plus contents!


Des bisous musicaux!!

lundi 13 août 2007

New York vue par un non sociologue

Parce qu'il y a aussi des veinards qui ne doivent pas saboter leur matériel pour se donner bonne conscience à rien foutre al païs, je vous montre deux trois trucs croisés au grès de mes petites ballades dans ce décors de cinémas où la vie est digne d'un block buster.

Tout d'abord, j'ai trouvé une nouvelle bagnole à Papou, la "Papos car":



Oui Pierro, je sais qu'elle est toujours aussi mal garé que le camion, mais avoue qu'elle a tout de même un peu plus de classe...

Mais New York c'est aussi la guerre des gangs, qui sévit:

Triste spectacle d'une jeunesse qui ne respecte rien ni personne,


Où les règlements de compte sont légion.


Les blessures sont monnaie courante, se qui place se pays roi dans la prise en charge du handicape:



Et oui, même les chiens sont en fauteuil.

Bon j'y retourne à bientôt

Ennuis techniques ou le récit d'un day off forcé

Bon ok, je l'avoue de suite, je n'avais initialement rien contre l'idée de trouver une excuse pour occuper mon premier Dimanche new yorkais à autre chose qu'à écouter ces chers sociologues américains parler, pendant des heures, de sujets qui, apres tout, ne m'intéressent pas tant que ça. Ceci dit, je me serais bien passé de cette panne de transfo qui nous a valu quelques deux ou trois heures de galere et m'a couté quelques 100$ de dépenses supplémentaires... Et pourtant cette panne annonçait bel et bien une journée que je ne passerai pas au Hilton (parce que les sociologues américains c'est au Hilton qu'ils aiment à se réunir pour causer...)

A peine sortis de l'appart, Joe Friendly nous aborde. Le gros barbu nous montre sa casquette sous tous les angles. Le 11 Septembre c'est un coup du gouvernement et il est le nouvel Einstein parce qu'il a inventé un compas qui permet de déterminer la nature de chaque homme. Un personnage, encore un, avec lequel nous avons discuté (ou plutôt que nous avons écouté) 20 bonnes minutes. www.joefriendly.com pour ceux qui veulent en savoir plus!

Apres plusieurs tentatives infructueuses, nous trouvons un magasin où l'on peut, le Dimanche, causer électricité. Là, le plus busard de tous les électriciens new yorkais examine mon transfo. Apres avoir fait péter cinq fusibles, tester je ne sais (lui non plus d'ailleurs) trop quoi, il finit par nous vendre un nouvel appareil. Il eut été dommage de ne pas perdre une heure en plus des 92$!

Direction le ICP (International Center of Photography, héhéhé). Seulement il se trouve que ce cher ICP se trouve sur l'avenue où se déroule justement le défilé de commémoration de l'independance de la republique dominicaine.


La folie! Des milliers de personnes envahissent la 6e avenue. Chars, drapeaux, musique à fond. Une heure et demi à tourner autour de l'avenue pour finalement revenir au point de départ. On avait passé 10mn à regarder le défilé à la porte de l'ICP sans le voir. Hum... Expo bien cool.




Ensuite cinéma. Voir un peu ce que ça donne ici. Enormé complexe sur Times Square. Six etages, 25 salles. Juste ça. Et une horrible odeur de pop corn qui succede aux odeurs de hot dog, de grillades et de pots d'echappement de la 42e rue. "Ratatouille". Mortel! On était bidonnés et le reste de la salle tout autant.

Et pour finir, parce qu'on ne l'avait pas encore fait et qu'Amaury et moi meme avions le déclencheur qui nous demangeait un peu, petite serie de photos de nuit en nous dirigeant vers l'Hudson River (j'espere que je dis pas de connerie) à l'ouest de Manhattan. Le clapoti de l'eau, les bateaux et les buildings au loin. Calme, paisible et bien joli.



Voilà un peu de quoi vous donner une idée de ce à quoi peuvent ressembler les journées (quand on bosse pas...) les lieux et les gens que nous rencontrons ou croisons ici. Et puis ça fait 2, 3 photos à mettre ici pour ceux qui en réclament.
Je me leve dans 5h30, parce que demain je bosse (beaucoup même!) et j'ai pas fini de manger!!! Je file!
Bisous à tous!

samedi 11 août 2007

Colleague at work

Le Fredo il supporte mal la vie en Amérique, tout ce monde, ces klaxons, ces grands batiment, ça le rend nerveux le Fred...



Du coup vous avez une jolie vue sur notre salon (il y gagne un peu sans la lochasse du canapé)

Amaury éclaire vos esprits (et vide vos bourses)

Mercredi. Debut d'apres midi dans les hauteurs de l'upper west side. Clinique. Hum, charmant début de voyage au dout parfum de déjà-vu. Passons. Au moins, du 9e étage du batiment, la vue sur Manhattan était imprenable! S'en est suivi notre premiere balade new yorkaise. Grand Central, le Chrysler building et Times Square à la tombée de la nuit. Et il se trouve justement que non loin de Times Square se "cache" un superbe batiment...



L'église de scientologie. Espérant trouver en ces lieux le beau Tom Cruise, nous nous précipitons à l'intérieur de l'édifice. Toujours pas de star mais pourtant une vive agitation, à plus de 10h du soir, un jour de semaine. Une personne en bas d'un escalier chante un tube en vogue du moment. Fred insiste mais le chanteur refuse de pousser la chansonette à nouveau. Cela suffit pourtant à Irma ou Elsa ou je ne sais quoi pour nous tomber dessus et nous proposer de nous initier. Ascenseur, porte épaisse et salle de projection privée nous voilà tous les trois assis devant un écran géant, dans une salle privée, à écouter le pere de la scientologie nous expliquer, lors de "la seule interview qu'il n'est jamais donné" (!) combien l'observation des races inferieures d'Asie lui ont permis de découvrir que l'homme est en fait un esprit. God! Fallait le faire!
Incapables d'écouter ses propos jusqu'au bout tant nous animait le désir de transmettre la bonne parole, nous quitâmes la salle et Amaury, nouvel "auditeur", bouillonnant du désir de partage que nous lui connaissons tous, s'empressa de gagner la place d'honneur pour commencer à propager la bonne parole.


Nous sommes repartis sans faire l'acquisition du "package d'initiation à la scientologie" (quelques dizaines de livres et 3 ou 4 vidéos) mais désormais nous savons. Et ça c'est cool!

Perfect Delivery

Ca y est nous voici dans la Grosse Pomme, ça n’a pas été sans mal. Bizarrement la douane américaine n’est en rien responsable de ce mardi de galère aérienne (je vous accorde qu’on imagine mal un gros bateau comme ça voler mais je vous prie de croire qu’on a sacrément ramé moussaillons !).

Comment se passe un voyage à bord d’un avion Luftanza ? Et bien il faut d’abord y rentrer, surtout quand cette merveilleuse compagnie, avec qui on a du passer pas loin de 8h au téléphone, nous attend pour le vol d’après, première blague. Nos deux hôtesses s’affole un peu et finisse quand même par enregistrer nos 16 bagages, embarquer le fauteuil de Papou et nous filer une bonne partie des cartes d’embarquement. Elles ont du avoir un peu peur qu’on s’ennui à Munich, je ne sais pas, en tout cas elles ne pouvaient pas me donner ce petit bout de carton qui était sensé me permettre de quitter la Bavière pour l’Amérique. Sans vouloir en apprendre plus sur l’absurdité de leur système informatique, nous embarquons à bord d’un petit coucou tout mignon, genre Twingo mais avec des ailes quand même. Là, pas deux minutes après que nous ayons rangé notre fourbi, notre accompagnatrice que Fredo avait dragué ostensiblement, revient toute affolée, nous expliquer que les bagagistes ne parviennent pas à faire rentrer le fauteuil dans la soute. Je cours voir ce qu’il se trame du côté de la piste pour y découvrir le joyeux spectacle de cinq nerveux en train de tourner le fauteuil dans tous les sens afin qu’il rentre par une porte caché derrière un réacteur (malin l’ingénieur de la Twingo volante, il y a mit une soute et des réacteurs, charrette ! Il aurait juste fallu qu’il ne les mette pas exactement au même endroit). Je couche le dossier du fauteuil afin d’aider un peu ces malheureux, tout rentre nickel, mais juste avant, un des gars de piste juge bon d’arracher la protection de la manette du fauteuil afin, peut être, de passer ses nerf sur quelque chose. Sur le coup je ne fais pas trop gaffe et de toute façon, dès le problème de la Papoumobile résolut, les petit gars ont autre chose à faire puisque toutes cette connerie les ont foutu en retard et qu’il leur reste les bagages de tous les autre voyageurs à jeter dans la soute. Nous décollons donc avec une petite demi-heure de retard se qui raccourci d’autant notre correspondance germanique. Là, rigueur oblige, Papou se retrouve sur un fauteuil daubique, sans appuis tête alors qu’il en avait un bien pour sortir de l’avion "Ja, mais z’est que pour zortir de l’avion !" Nous perdons un temps fou dans un rangement impeccable des valises dans le bus. Mais nous voici tout de même en pleine course à travers l’aéroport, Frédo suant toute l’eau de son corps, le percu dans la main, deux allemands avec tout notre barda et Papou et moi en marathon fauteuil manuelle. Nous arrivons à la douane à peine cinq minutes après l’heure de décollage de notre avion et là nous tombons sur un mec persuadé que les éoles sont de dangereuses bombes à fragmentation chimico-nucléo-bactériologique. En même temps il ne l’invente pas ça fait un peu du rouge sur le scanner au niveau du capot, devant. Il fait donc tout un tas de tests, sans trop se presser non plus, il a peur de tout faire péter sans doute, puis il tient absolument à démonter ces pauvres petits appareils respiratoire manière de les remplir un peu de poussière. Heureusement qu’il n’y a pas de vis apparentes sinon je pense qu’on serait encore en train de faire un puzzle en 3D avec Frédo. Bref nous voici quand même à la porte de l’avion, où l’on se rend compte qu’on a laissé une bonne partie de nos bagages à main à la douane et surtout, histoire que ce soit plus drôle, les pièces du fauteuil… On fini tout de même par rentrer dans un avion, un vrai ce coup ci, où un demi millier de regards accusateur nous fond comprendre qu’on a plutôt intérêt à pas le faire attendre une minute de plus avant d’embarquer. A ce moment là, un des sprinters avec qui nous avons vécu cette correspondance Munichiene revient victorieux avec le bordel que nous avons semé un peu partout. Nous avons à peine le temps de nous asseoir que notre avion décolle pour un voyage sans histoire si ce n’est une petite heure de retard à l’arrivée, quatre bagages en moins et un fauteuil tordu et sans manette. Une heure et demi de contestation dans ce joli petit bureau:

Et nous voici à la recherche d’un taxi adapté, forcément, celui que Bob a réservé n’a pas eu la patience d’attendre deux petites heures et demi… Et c’est là qu’intervient un espèce d’énergumène pas banal. Il commence par s’ouvrir le pied en tentant d’ouvrir la rampe de son taxi, à partir de là il répètera « schaïze ! » au moins une fois toutes les minutes, en pestant sur cette « connasse de la mairie » qui avait imposé que certain taxi New-yorkais soit accessible. De coup de gueule en insulte, nous finissons tout de même par arriver devant le 850 Amsterdam Ave où, au milieu de notre tas de bagages, nous attendons anxieusement le pote de Jean, notre proprio, afin de savoir si le fauteuil de Papou va pouvoir rentrer dans l’appart’ ou si il va nous falloir faire appel à la Luftanza pour le plier un peu plus…

PS: Regardez se qu'il marque sur les bagages perdus nos potes de la Luftanza: