samedi 11 août 2007

Perfect Delivery

Ca y est nous voici dans la Grosse Pomme, ça n’a pas été sans mal. Bizarrement la douane américaine n’est en rien responsable de ce mardi de galère aérienne (je vous accorde qu’on imagine mal un gros bateau comme ça voler mais je vous prie de croire qu’on a sacrément ramé moussaillons !).

Comment se passe un voyage à bord d’un avion Luftanza ? Et bien il faut d’abord y rentrer, surtout quand cette merveilleuse compagnie, avec qui on a du passer pas loin de 8h au téléphone, nous attend pour le vol d’après, première blague. Nos deux hôtesses s’affole un peu et finisse quand même par enregistrer nos 16 bagages, embarquer le fauteuil de Papou et nous filer une bonne partie des cartes d’embarquement. Elles ont du avoir un peu peur qu’on s’ennui à Munich, je ne sais pas, en tout cas elles ne pouvaient pas me donner ce petit bout de carton qui était sensé me permettre de quitter la Bavière pour l’Amérique. Sans vouloir en apprendre plus sur l’absurdité de leur système informatique, nous embarquons à bord d’un petit coucou tout mignon, genre Twingo mais avec des ailes quand même. Là, pas deux minutes après que nous ayons rangé notre fourbi, notre accompagnatrice que Fredo avait dragué ostensiblement, revient toute affolée, nous expliquer que les bagagistes ne parviennent pas à faire rentrer le fauteuil dans la soute. Je cours voir ce qu’il se trame du côté de la piste pour y découvrir le joyeux spectacle de cinq nerveux en train de tourner le fauteuil dans tous les sens afin qu’il rentre par une porte caché derrière un réacteur (malin l’ingénieur de la Twingo volante, il y a mit une soute et des réacteurs, charrette ! Il aurait juste fallu qu’il ne les mette pas exactement au même endroit). Je couche le dossier du fauteuil afin d’aider un peu ces malheureux, tout rentre nickel, mais juste avant, un des gars de piste juge bon d’arracher la protection de la manette du fauteuil afin, peut être, de passer ses nerf sur quelque chose. Sur le coup je ne fais pas trop gaffe et de toute façon, dès le problème de la Papoumobile résolut, les petit gars ont autre chose à faire puisque toutes cette connerie les ont foutu en retard et qu’il leur reste les bagages de tous les autre voyageurs à jeter dans la soute. Nous décollons donc avec une petite demi-heure de retard se qui raccourci d’autant notre correspondance germanique. Là, rigueur oblige, Papou se retrouve sur un fauteuil daubique, sans appuis tête alors qu’il en avait un bien pour sortir de l’avion "Ja, mais z’est que pour zortir de l’avion !" Nous perdons un temps fou dans un rangement impeccable des valises dans le bus. Mais nous voici tout de même en pleine course à travers l’aéroport, Frédo suant toute l’eau de son corps, le percu dans la main, deux allemands avec tout notre barda et Papou et moi en marathon fauteuil manuelle. Nous arrivons à la douane à peine cinq minutes après l’heure de décollage de notre avion et là nous tombons sur un mec persuadé que les éoles sont de dangereuses bombes à fragmentation chimico-nucléo-bactériologique. En même temps il ne l’invente pas ça fait un peu du rouge sur le scanner au niveau du capot, devant. Il fait donc tout un tas de tests, sans trop se presser non plus, il a peur de tout faire péter sans doute, puis il tient absolument à démonter ces pauvres petits appareils respiratoire manière de les remplir un peu de poussière. Heureusement qu’il n’y a pas de vis apparentes sinon je pense qu’on serait encore en train de faire un puzzle en 3D avec Frédo. Bref nous voici quand même à la porte de l’avion, où l’on se rend compte qu’on a laissé une bonne partie de nos bagages à main à la douane et surtout, histoire que ce soit plus drôle, les pièces du fauteuil… On fini tout de même par rentrer dans un avion, un vrai ce coup ci, où un demi millier de regards accusateur nous fond comprendre qu’on a plutôt intérêt à pas le faire attendre une minute de plus avant d’embarquer. A ce moment là, un des sprinters avec qui nous avons vécu cette correspondance Munichiene revient victorieux avec le bordel que nous avons semé un peu partout. Nous avons à peine le temps de nous asseoir que notre avion décolle pour un voyage sans histoire si ce n’est une petite heure de retard à l’arrivée, quatre bagages en moins et un fauteuil tordu et sans manette. Une heure et demi de contestation dans ce joli petit bureau:

Et nous voici à la recherche d’un taxi adapté, forcément, celui que Bob a réservé n’a pas eu la patience d’attendre deux petites heures et demi… Et c’est là qu’intervient un espèce d’énergumène pas banal. Il commence par s’ouvrir le pied en tentant d’ouvrir la rampe de son taxi, à partir de là il répètera « schaïze ! » au moins une fois toutes les minutes, en pestant sur cette « connasse de la mairie » qui avait imposé que certain taxi New-yorkais soit accessible. De coup de gueule en insulte, nous finissons tout de même par arriver devant le 850 Amsterdam Ave où, au milieu de notre tas de bagages, nous attendons anxieusement le pote de Jean, notre proprio, afin de savoir si le fauteuil de Papou va pouvoir rentrer dans l’appart’ ou si il va nous falloir faire appel à la Luftanza pour le plier un peu plus…

PS: Regardez se qu'il marque sur les bagages perdus nos potes de la Luftanza:


4 commentaires:

nadège a dit…

génialissime ! Je me suis faite ch... à traduire tout le texte à Sparrow mais ça en valait la peine.... La photo du perfect delivery est aussi partie en Australie, so that they know !....
ça m'a rappelé quelques croustillants souvenirs !!!!!.........
Congratulations Amaury !... (réveilles pas Frédo ! Il dort !)

Anonyme a dit…

mdr ! j'en pleure !
Mamie Jocelyne

Anonyme a dit…

hé hé!! génial on s'y croirait!! Y'a des photos qui se sont perdues!!! La prochaine fois faut embarquer une quatrième personne pr le reportage graphike! ;)

Anonyme a dit…

MDRRRR aussi!!! Ca me rappelle aussi d'inombrables situations!!! Quels cons ces douaniers!!! Félicitations Amaury pour ce fabuleux récit!!!
Titi